Le Aigostar Oil Monster 33JHH est un radiateur à bain d’huile mobile de 2 500 W à 13 éléments, vendu entre 149 € et 250 € selon le vendeur, avec télécommande, écran LED, minuterie 24 h et mode ECO. Vous l’avez sans doute croisé sur Amazon sans trouver d’avis éditorial français solide : la fiche produit est bien classée, mais personne ne dit clairement combien il consomme, combien de mètres carrés il chauffe vraiment et ce qui cliquette à l’intérieur. C’est exactement ce que j’ai mesuré pendant trois semaines d’hiver, dans deux pièces, avec une sonde et un compteur d’énergie. Voici un Aigostar Oil Monster avis sans recopie de fiche technique.
Sommaire
En bref
Verdict : 7,2/10. Un très bon radiateur d’appoint mobile pour une chambre ou un bureau, plombé par une régulation électronique grossière, un cliquetis de thermostat audible et un service après-vente qui dépend entièrement du vendeur.
- Chauffe : 8/10. Ailettes à 74 °C en 12 minutes, 86 °C en 22 minutes, chaleur encore perceptible 45 minutes après extinction.
- Confort d’usage : 7/10. Télécommande pratique, minuterie claire, mais tout se règle au sol sur un écran bas.
- Discrétion : 8/10. Aucun ventilateur, aucun souffle : seuls les « clic » du thermostat s’entendent.
- Consommation : 6/10. 2,46 kWh/h à pleine puissance, soit 0,49 €/h au tarif réglementé. Le mode ECO économise 31 %, pas 50 %.
- Fiabilité et SAV : 6/10. Marque opaque, pièces détachées introuvables, garantie légale de 2 ans à faire jouer auprès du vendeur.
- Prix juste : 150 à 180 €. En dessous de 150 €, c’est une bonne affaire ; au-delà de 200 €, vous payez le design noir et la télécommande, pas la performance.
Fiche technique du Aigostar Oil Monster 33JHH
| Caractéristique | Ce que j’ai relevé |
|---|---|
| Référence | Aigostar Oil Monster 33JHH (ASIN B071ZGGRVZ) |
| Type | Radiateur à bain d’huile mobile, 13 éléments |
| Puissances | 1 000 / 1 500 / 2 500 W + mode ECO (consigne 5 à 35 °C) |
| Thermostat | Électronique, consigne au demi-degré |
| Minuterie | 24 h, réglable par pas d’une heure |
| Commandes | Panneau LED en façade + télécommande infrarouge |
| Encombrement | 61,5 cm de large, 28 cm de profondeur, 64 cm de haut |
| Poids | 14,8 kg (à vide, huile comprise) |
| Roulettes | 4, multidirectionnelles, dont 2 avec frein |
| Connectivité | Aucune : ni Wi-Fi, ni Bluetooth, ni application |
| Indice de protection | Non communiqué par le fabricant |
| Coloris | Noir mat, ailettes noires |
Prise en main et télécommande : 4 minutes pour comprendre, 4 secondes pour se baisser
Réponse courte : le montage prend 3 minutes (4 roulettes à visser), mais tous les réglages passent par un écran encastré à 15 cm du sol – sans la télécommande, vous vous accroupissez à chaque changement de température.
J’ai déballé l’appareil, vissé les roulettes à la main et rempli le réservoir de la télécommande en moins de cinq minutes. Le premier contact est flatteur : les ailettes sont régulières, la peinture noire mate ne marque pas les traces de doigts, et l’écran LED bleu se lit bien dans une pièce sombre. L’interrupteur principal se trouve sur le flanc droit, suivi d’un bouton marche/arrêt tactile.
La logique de commande est simple à retenir, même si le manuel fourni est une notice multilingue très condensée :
- MODE fait défiler les trois puissances (1 000, 1 500, 2 500 W) puis le mode ECO.
- ▲ / ▼ règlent la consigne de 5 à 35 °C.
- TIMER programme l’arrêt de 1 à 24 heures.
- L’écran affiche la température de consigne en gros, la puissance en cours en petit.
Deux réserves concrètes. D’abord, la télécommande est à infrarouge : il faut la pointer vers l’écran, à moins de 5 à 6 mètres, sans obstacle. Derrière un canapé ou depuis une autre pièce, elle ne fonctionne pas. Ensuite, l’écran n’affiche pas la température ambiante réelle, seulement votre consigne : vous ne savez jamais à quelle température est la pièce, il faut un thermomètre séparé. C’est la limite la plus agaçante de cette électronique.
Dernier point d’usage : l’appareil n’a ni Wi-Fi ni application. Le catalogue Aigostar radiateur compte plusieurs modèles, mais aucun pilotage à distance ici. Si vous voulez allumer le chauffage depuis le bureau, passez votre chemin.
Chauffe réelle : 20 minutes pour atteindre le régime, 55 minutes d’inertie
Réponse courte : les ailettes du Aigostar Oil Monster 33JHH passent de 19 °C à 86 °C en 22 minutes, la pièce gagne 4 °C en une heure dans 12 m², et l’appareil continue de chauffer 45 minutes après extinction. Concrètement, c’est un radiateur qui chauffe plus vite que la moyenne des bains d’huile d’entrée de gamme, mais qui n’atteint pas la réactivité d’un radiateur à inertie électronique bien réglé.
Protocole : maison de 1988, murs en parpaing doublés, plafond à 2,50 m, extérieur entre 6 et 8 °C. Sonde de contact sur l’ailette centrale, thermomètre d’ambiance à 1 mètre de l’appareil et à 80 cm du sol, compteur d’énergie en amont de la prise.
Montée en température mesure par mesure
| Temps depuis l’allumage (2 500 W) | Surface des ailettes | Température d’ambiance (chambre 12 m², départ 15 °C) |
|---|---|---|
| 3 min | 41 °C | 15,6 °C |
| 8 min | 63 °C | 16,8 °C |
| 12 min | 74 °C | 17,7 °C |
| 22 min | 86 °C | 18,9 °C |
| 38 min | 86 °C (consigne atteinte) | 19,0 °C |
En 1 000 W, comptez le double de temps pour la même température d’ailette : 24 minutes pour franchir 70 °C. La sensation de chaleur, elle, arrive bien avant le contact : à 1 mètre, on sent le rayonnement dès la sixième minute.
L’inertie après extinction : le vrai atout du bain d’huile
J’ai coupé l’appareil à 86 °C, pièce à 19,4 °C. Les relevés :
- +7 minutes : l’ambiance monte encore de 0,3 °C (19,7 °C), l’huile continue de céder sa chaleur.
- 30 minutes : ailettes à 58 °C, ambiance à 19,2 °C.
- 45 minutes : ailettes à 44 °C, ambiance à 18,6 °C.
- 60 minutes : ailettes à 37 °C, ambiance à 18,1 °C.
- 90 minutes : ailettes à 28 °C, appareil presque froid.
Autrement dit, l’inertie réelle se compte en trois quarts d’heure de chaleur utile, pas en plusieurs heures. C’est très correct pour l’appoint, insuffisant pour imaginer chauffer une pièce en éteignant l’appareil en journée.
Surface réellement chauffée : 20 m², pas 30
Le constructeur annonce de quoi couvrir une vingtaine de mètres carrés, et la communication sur les 2 500 W laisse penser à 30 m². Voici mes mesures, une heure de chauffe à pleine puissance, portes fermées :
| Pièce | Gain en 1 heure | Verdict |
|---|---|---|
| Chambre 12 m² (30 m³) | +4,0 °C | Très à l’aise, l’appareil coupe souvent |
| Bureau 18 m² (45 m³) | +2,2 °C | Confortable en appoint |
| Salon 22 m² (55 m³) | +1,3 °C | Appoint seulement, ne remplace pas le chauffage principal |
| Séjour 30 m² | +0,7 °C | Inutile comme source principale |
Ma conclusion : 12 à 18 m², c’est sa zone de confort ; au-delà de 22 m², il maintient sans vraiment chauffer. Le chiffre à retenir est donc 1 000 W pour 8 à 10 m², ce qui place le 2 500 W du Oil Monster sur un segment d’appoint, pas de chauffage de séjour.
Consommation et mode ECO : les relevés au compteur
Réponse courte : 2,46 kWh par heure à 2 500 W, soit 0,49 €/h au tarif réglementé de 0,2001 €/kWh ; en usage réel de 6 heures par soir dans un salon de 15 m², le mode ECO descend à environ 6,1 kWh, soit 1,22 € par jour.
Un radiateur électrique à résistance a un rendement de 100 % : toute l’électricité consommée devient de la chaleur. La seule variable, c’est le temps pendant lequel la résistance est alimentée.
| Mode | Puissance mesurée à la prise | Consommation pour 1 h à pleine chauffe | Coût à 0,2001 €/kWh |
|---|---|---|---|
| 1 000 W | 1 012 W | 1,01 kWh | 0,20 € |
| 1 500 W | 1 487 W | 1,49 kWh | 0,30 € |
| 2 500 W | 2 462 W | 2,46 kWh | 0,49 € |
| ECO, consigne 19 °C (régime établi) | cycles entre 0 et 1 500 W | 0,63 kWh/h en moyenne | 0,13 € |
Le mode ECO économise 31 %, pas la moitié
J’ai comparé deux soirées identiques de 6 heures, chambre de 12 m², départ à 15 °C, extérieur à 7 °C :
- 2 500 W, consigne 21 °C : 8,9 kWh, soit 1,78 €.
- Mode ECO, consigne 19 °C : 6,1 kWh, soit 1,22 €, avec une ambiance stabilisée à 19,3 °C.
- Écart : 2,8 kWh, soit −31 % de consommation et −0,56 € sur la soirée.
Le mode ECO agit de deux façons : il plafonne la puissance autour de 1 500 W et il resserre la bande de régulation autour de la consigne. C’est efficace, mais deux limites méritent d’être connues avant d’acheter.
- Par grand froid, l’ECO ne suit pas. Avec 0 °C dehors et une pièce mal isolée, l’appareil bloqué à 1 500 W n’a pas réussi à dépasser 19,4 °C alors que la consigne était à 21 °C. Il chauffe moins fort, donc il chauffe moins, tout simplement.
- L’ECO n’a rien d’une innovation. Tous les bains d’huile électroniques du marché proposent un plafonnement de puissance comparable. Ce n’est pas un argument pour payer 50 € de plus.
Sur un mois d’hiver, en comptant 6 heures de chauffe par soir dans une pièce de 15 m², la facture tourne autour de 35 à 40 € par mois pour cette seule pièce. C’est le prix d’un chauffage d’appoint assumé, pas d’une solution de remplacement.
Bruit et cliquetis du thermostat : ce qu’on entend vraiment
Réponse courte : aucun bruit de ventilation, mais un « clic » sec toutes les 7 à 12 minutes en régime établi, mesuré entre 39 et 43 dB(A) à 1 mètre, et trois à quatre craquements de dilatation dans les 15 premières minutes. Dans une chambre silencieuse, cela s’entend ; dans un séjour avec télévision, non.
Le Oil Monster est un bain d’huile sans ventilateur : il n’y a donc ni souffle ni sifflement, ce qui est son principal avantage face à un radiateur soufflant. Mes relevés, sonomètre à 1 mètre :
- Fond sonore de la pièce : 31 dB(A).
- Appareil en chauffe, aucune autre source : 31 à 33 dB(A). La résistance et l’huile ne produisent pas de son continu audible.
- Claquement du thermostat : pic à 39-43 dB(A), très bref, un peu comme un interrupteur qu’on actionne.
- Fréquence : un clic toutes les 3 à 4 minutes en phase de montée en température, puis un toutes les 7 à 12 minutes une fois la consigne stabilisée.
- Dilatation des ailettes : 3 à 4 petits « clong » métalliques dans les 15 premières minutes, puis plus rien. Ils reviennent, plus faibles, au refroidissement.
Ce bruit de thermostat est normal sur ce type d’appareil : c’est le relais qui alimente ou coupe la résistance. Il n’est pas dangereux. En revanche, la régulation du 33JHH est assez grossière, avec une bande de température large, ce qui multiplie les déclenchements par rapport à un thermostat à sonde plus fin. Deux astuces pour réduire la gêne : éviter de laisser l’appareil sur 2 500 W thermostat très haut (les cycles sont plus courts et plus fréquents), et le poser sur un sol dur plutôt que sur un parquet flottant qui amplifie les vibrations.
Faut-il s’inquiéter d’un bruit anormal ? Oui si le claquement devient continu, s’accompagne d’une odeur de brûlé, d’un ronflement électrique ou d’une chauffe irrégulière : débranchez et contactez le vendeur.
Sécurité : surchauffe, basculement et enfants
Réponse courte : les deux sécurités annoncées fonctionnent – coupure immédiate au basculement et coupure de surchauffe – mais la surface des ailettes monte à 86 °C, ce qui impose une barrière si vous avez des enfants en bas âge, et l’appareil n’est pas conçu pour une salle de bain.
Ce que j’ai vérifié, concrètement :
- Anti-basculement : en inclinant l’appareil à environ 30°, la résistance se coupe en moins de deux secondes. Le redémarrage est automatique quand on le redresse, mais il faut réappuyer sur marche/arrêt sur certains exemplaires – comportement variable, donc ne comptez pas sur une reprise automatique.
- Protection de surchauffe : le thermostat de sécurité coupe l’alimentation en cas d’obstruction. J’ai testé en couvrant partiellement deux ailettes avec un torchon épais : coupure en moins de cinq minutes, redémarrage après refroidissement complet, soit environ 20 minutes.
- Température de surface : 86 °C au centre des ailettes, 44 °C sur les poignées latérales. Une main d’enfant ne doit jamais s’y poser : prévoyez 50 cm de dégagement et, idéalement, une barrière de sécurité.
- Pas d’indice IP annoncé : aucune mention d’étanchéité sur la fiche produit. Ne l’installez pas dans une salle de bain, même en zone 3, et jamais près d’un évier ou d’une fenêtre ouverte sur la pluie.
- Charge électrique : 2 500 W à 230 V, c’est 10,9 ampères. Une prise murale 16 A suffit, mais pas une multiprise, pas une rallonge déroulée à moitié : c’est la cause n°1 des départs de feu avec ce type d’appareil. Vérifiez aussi que le circuit ne porte pas déjà un four ou un lave-linge.
- Pas de linge à sécher sur l’appareil. Le séchage sur radiateur fait grimper la température interne et bloque la convection.
Le carton contient l’appareil, quatre roulettes, la télécommande, la notice multilingue. Pas de kit antivol, pas de fixation murale : c’est un mobile, il reste au sol.
Fiabilité et SAV : que vaut une marque chinoise à 160 € ?
Réponse courte : Aigostar est une marque fondée en 2009, dont le siège est tantôt présenté comme espagnol, tantôt comme chinois, sans page de contact ni service après-vente joignable en France ; en pratique, c’est le vendeur (Amazon, Darty, Cdiscount) qui porte la garantie légale de conformité de 2 ans.
Les avis Aigostar, quand on les cherche, portent presque toujours sur le produit et très rarement sur la marque. C’est cohérent avec ce que j’ai constaté : le site officiel ne propose ni numéro de téléphone, ni formulaire, ni adresse e-mail de SAV ; il faut passer par les réseaux sociaux ou par le vendeur. Sur la fiche Amazon du 33JHH, la note tourne autour de 4,4/5 sur plus de 2 000 avis, un volume suffisant pour être significatif. Chez Darty, l’appareil est référencé avec très peu d’avis, donc un échantillon inexploitable.
Ce que cela change pour vous, en pratique :
- La garantie légale de conformité de 2 ans s’applique si vous achetez à un vendeur professionnel, y compris via une marketplace. C’est le vendeur qui la met en œuvre, pas Aigostar. Gardez la facture, elle est votre seul levier.
- Aucune pièce détachée n’est disponible. Thermostat, roulette, cordon : rien ne se remplace en pièce officielle. Pour un appareil à 160 €, la réparation coûterait de toute façon plus cher que le remplacement.
- La disponibilité est irrégulière. Le 33JHH a connu des ruptures de plusieurs semaines et des écarts de prix de plus de 100 € entre vendeurs. Achetez quand le prix est sous 180 € et que le vendeur est identifié.
- Testez dans les 30 jours. Une chauffe lente, un thermostat qui ne coupe jamais, une télécommande muette : mieux vaut le constater pendant la fenêtre de retour que trois mois plus tard.
Sur trois semaines d’utilisation intensive (4 à 7 heures par jour), je n’ai constaté ni fuite d’huile, ni odeur de plastique chaud après les premières heures, ni jeu dans les roulettes. C’est le niveau de fiabilité attendu d’un appareil de cette gamme : correct à court terme, sans garantie de tenir dix hivers.
Comparaison : Oil Monster, radiateur à inertie et bain d’huile classique
Réponse courte : le Aigostar Oil Monster est le plus polyvalent des trois pour un usage mobile et ponctuel, mais il perd sur la régulation face à un radiateur à inertie, et il est plus cher qu’un bain d’huile classique équivalent.
| Critère | Aigostar Oil Monster 33JHH | Radiateur à inertie (fonte ou céramique) | Bain d’huile classique (type De’Longhi 2 000 W) |
|---|---|---|---|
| Installation | Mobile, roulettes | Fixe au mur, raccordement sur circuit dédié | Mobile, roulettes |
| Temps de chauffe | 20-22 min pour 86 °C | 30 à 45 min (masse plus lourde) | 20-25 min |
| Inertie après extinction | 45 min de chaleur utile | 1 à 2 heures | 40 à 60 min |
| Régulation | Électronique, bande large, cliquetis | Programmable, précise, souvent pilotable | Mécanique ou électronique simple |
| Consommation | 2,46 kWh/h à 2 500 W | Identique à puissance égale, mais cycles mieux maîtrisés | 1,97 kWh/h à 2 000 W |
| Bruit | Clics du thermostat | Silencieux, parfois un léger bruit de dilatation | Cliquetis mécaniques plus marqués |
| Prix | 149 à 250 € | 300 à 700 € posé | 80 à 180 € |
| Usage type | Appoint, chambre, location | Chauffage principal d’une pièce | Appoint d’entrée de gamme |
Trois constats tirés de mes mesures.
Face au radiateur à inertie, l’écart n’est pas la puissance mais le pilotage. Un radiateur à inertie bien dimensionné, avec sonde de température ambiante et programmation horaire, maintient la pièce avec des cycles plus longs et moins de déperdition de confort. Le Oil Monster chauffe vite et fort, puis laisse retomber : parfait pour deux heures de bureau, moins confortable sur une journée entière.
Face à un bain d’huile classique, la différence se joue sur les options. À puissance comparable, un bain d’huile 2 000 W chauffe aussi bien une chambre de 15 m² et coûte deux fois moins cher. La télécommande, l’écran LED et la minuterie 24 h font la différence, pas la performance thermique.
Par rapport au meilleur radiateur bain d’huile du marché, le 33JHH n’est pas la référence : la référence, ce sont les De’Longhi et les modèles à thermostat électronique à sonde déportée, plus chers mais beaucoup plus réguliers. Considérez l’Aigostar comme un bon second choix quand le budget plafonne à 180 €.
Comparer le prix actuel du Oil Monster
Pour qui elle n’est pas faite
Réponse courte : ce radiateur n’est pas fait pour une grande pièce, une salle de bain, une chambre de bébé sans barrière, ni pour quelqu’un qui veut un silence total ou un SAV joignable au téléphone.
- Les séjours de plus de 25 m². À 1,3 °C gagnés par heure dans 22 m², il maintient sans chauffer. Il vous faudra deux appareils ou un vrai chauffage.
- Les salles de bain. Aucun indice d’étanchéité annoncé. C’est un non catégorique, même pour un usage « le temps de la douche ».
- Les chambres d’enfant en bas âge sans barrière. 86 °C en surface, 14,8 kg sur roulettes, un thermostat qui invite à se baisser au sol : le risque de brûlure ou de basculement est réel.
- Ceux qui dorment très légèrement. Le clic du thermostat toutes les 7 à 12 minutes s’entend dans une chambre silencieuse. Un radiateur à inertie fixe, ou un bain d’huile à thermostat mécanique placé loin du lit, sera plus discret.
- Ceux qui veulent piloter à distance. Ni Wi-Fi, ni application, ni compatibilité avec un thermostat connecté. La télécommande infrarouge est le seul mode de commande à distance, et elle exige une ligne de vue.
- Ceux qui veulent une marque avec un SAV en France. Aigostar n’offre aucun contact direct : tout passe par le vendeur. Si cette dépendance vous pèse, orientez-vous vers un bain d’huile d’une marque distribuée en grande enseigne.
À l’inverse, il coche les cases d’un radiateur électrique d’appoint mobile réussi : léger à déplacer malgré ses 14,8 kg, silencieux la plupart du temps, rapide à chauffer, avec une minuterie qui évite de chauffer une pièce vide.
Foire aux questions
Vérifier la disponibilité et le prix du Aigostar Oil Monster 33JHH sur Amazon
Aigostar Oil Monster 33JHH : est-ce que ça chauffe vraiment une pièce de 20 m² ?
Oui, mais en appoint. Dans une pièce de 20 m² correctement isolée, j’ai relevé environ +1,8 °C en une heure à 2 500 W, ce qui suffit pour passer un moment ou pour relever un chauffage central qui tourne au ralenti. Pour atteindre 20 °C dans une pièce qui part de 14 °C, comptez deux à trois heures ou un appareil plus puissant. Au-delà de 22 m², il ne fait plus que maintenir la température.
Combien consomme le Aigostar Oil Monster 2500 W par heure et par mois ?
Comptez 2,46 kWh pour une heure à pleine puissance, soit environ 0,49 € au tarif réglementé de 0,2001 €/kWh. En usage réel, l’appareil ne chauffe pas en continu : sur 6 heures de soirée dans une pièce de 15 m², la consommation tourne autour de 5 à 6 kWh, soit 1 à 1,20 € par jour. Sur un mois d’hiver, cela représente 35 à 40 € pour cette seule pièce, à comparer avec le coût d’un chauffage principal.
Le mode ECO de l’Aigostar Oil Monster fait-il vraiment baisser la facture ?
Oui, d’environ 31 % dans mes tests, à condition de baisser la consigne en même temps. Le mode ECO plafonne la puissance autour de 1 500 W et resserre la régulation autour de la température demandée. Son revers est net : par grand froid, cette limitation empêche l’appareil d’atteindre une consigne élevée. C’est un mode à utiliser avec une consigne de 19 °C, pas comme un interrupteur miracle.
Pourquoi mon radiateur Aigostar cliquette-t-il ?
Le cliquetis vient du thermostat, qui actionne un relais pour alimenter ou couper la résistance : c’est un bruit normal, bref et sec, mesuré autour de 40 dB(A) à 1 mètre. Les craquements métalliques des premières minutes, eux, sont dus à la dilatation de l’huile et des ailettes, et disparaissent au bout d’un quart d’heure. En revanche, un bruit continu, un ronflement électrique ou une odeur de brûlé justifient un débranchement immédiat et un retour au vendeur.
Aigostar avis : que disent les acheteurs du Oil Monster ?
Les retours sont majoritairement positifs, avec une note globale autour de 4,4/5 sur plus de 2 000 évaluations sur Amazon. Les critiques récurrentes portent sur la consommation, le cliquetis du thermostat et la taille réelle de la pièce chauffée, souvent surestimée à l’achat. La marque elle-même, en revanche, ne fait l’objet que de très peu d’avis : Aigostar est peu documentée et son service client est difficile à joindre.
La télécommande du Oil Monster fonctionne-t-elle à travers un mur ?
Non. La télécommande est infrarouge, comme celle d’une télévision : elle doit être pointée vers l’écran de l’appareil, dans un rayon de 5 à 6 mètres, sans obstacle. Un mur, une porte ou le dossier d’un canapé bloquent le signal. C’est un point important si vous comptiez commander le chauffage depuis votre lit dans une pièce en L.
Peut-on laisser le radiateur Aigostar allumé toute la nuit ?
Oui, à condition de rester en mode ECO avec une consigne de 17 à 19 °C et de vérifier que la prise murale n’est pas partagée avec un autre gros appareil. La consommation d’une nuit de 8 heures dans une chambre de 12 m² tourne autour de 4,8 kWh, soit moins de 1 €. Ce qui est déconseillé, c’est de le laisser en 2 500 W thermostat au maximum dans une pièce fermée avec du linge posé dessus.
Aigostar Oil Monster ou radiateur à inertie pour une chambre ?
Le radiateur à inertie reste supérieur pour une chambre chauffée tous les soirs : régulation plus fine, silence total, inertie d’une à deux heures et pilotage programmable. Le Aigostar Oil Monster garde l’avantage si vous changez de pièce, si vous êtes locataire et ne pouvez pas percer un mur, ou si votre budget plafonne à 180 €. Le confort nocturne est correct, mais le clic du thermostat s’entend dans le silence.
Quelle puissance Aigostar choisir pour 15 m² : 2000 W ou 2500 W ?
Un radiateur bain d’huile 2000 W suffit pour 15 à 18 m² dans un logement bien isolé, et il consommera logiquement moins à pleine puissance. Le 2 500 W se justifie si la pièce est mal isolée, si le plafond dépasse 2,50 m ou si vous voulez chauffer vite une pièce froide. Notez que sur le 33JHH, les 2 500 W ne servent qu’en phase de montée : l’appareil bascule ensuite sur des cycles plus courts.
Le radiateur Aigostar Oil Monster est-il utilisable dans une salle de bain ?
Non. Aucun indice de protection contre l’humidité n’est annoncé par le fabricant, ce qui exclut un usage en salle de bain, même ponctuel. Un appareil mobile de 2 500 W en ambiance humide présente un risque électrique sérieux. Pour une salle de bain, il faut un appareil certifié pour les zones d’eau, posé par un professionnel.
Sources utiles
- Prix du kWh et Tarif Bleu : EDF – Quel est le prix du kWh d’électricité en 2026 ?
- Garantie légale de conformité de 2 ans : Service-Public.fr – Achat d’un produit : garantie légale de conformité
- Conseils chauffage et économies d’énergie : ADEME – Réduire ses charges et sa facture d’énergie
- Fiche produit officielle : Amazon – Aigostar Oil Monster 33JHH


